4 Avril 2014
Je suis garée quai d'Alger. Oh!Loulou, on riait car ton père est né à Oran.On va le renvoyer...
A "l'ancre", coopérative maritime, j'achète un bateau miniature argenté, le gars me l'enveloppe bien, je lui dis:"Vous êtes gentil.", il me répond:"J'en ai marre d'être bon, mais avec les yeux que vous avez, je ne peux pas faire autrement, j'ai même pas les chevilles qui enflent!" On rit."Je prends un mètre de corde , s'il vous plaît.""Ah! non, je ne sors pas, il fait trop de vent!"On éclate de rire. Tu vois, je tiens le coup, c'est toi qui m'aides. Ici, ils ont la répartie facile, des marrants.
On les a tous faits les restaurants du port, ah! la paëlla, le poisson frais...
"Le pêcheur, l'Amiral, Le grand bleu, la marée, la calanque, le cabestan, l'escale, la marine, le bistrot du port"
un nouveau, "les goélands", bien sûr!
C'est une atmosphère ici, par contre, l'odeur, beurk! rue des marins, rue des pêcheurs, rue de la marine.
Sur la jetée, c'est là que tu as dit adieu à la mer.
Mais goéland, tu files comme l'éclair, là-haut, très haut, je ne peux pas te photographier.
Nous aimons particulièrement cette promenade au phare.
Sur le phare, je lis"Son oeil mobile mêle aux éclairs de périls l'eau riante et la danse infidèle des vagues..."Paul Valéry
J'ai jeté une rose dans le port face au mont Saint Clair.
Un pêcheur rentre , des dizaines de goélands le suivent, un ballet incessant.
Une dame appelle sa copine dans la rue:"Maria, ven aqui!" une espagnole.
Moi, je dis:"Manuel, ven aqui, on prend un verre au "Flore"!
Impatient, tu disais:"On bouge!". Tu vois, je bouge, avec toi, pour toi.
Au mont Saint Clair, je mets un cierge à Notre dame de la Salette, on ne manquait jamais d'y aller.