13 Octobre 2024
Un trajet long de Nevers à Montpellier mais quelle récompense en arrivant à La Grande Motte, je m'y sens bien. Je m'arrête au cimetière de Juvignac pour poser une rose sur la tombe de mes beaux-parents, beau-frère et belle-soeur. Tu aimais ton grand-père , Emmanuel, tu lui avais amené un journal d'Espagne.
LGM resplendit au soleil. Cette petite ville a 50 ans; des manifestations sont organisées: course de kite-surfeurs, marche des anciens, course des enfants. Les bateaux défilent au bord des quais avec un bruit de cornes assourdissant.
C'est le départ de la course Med Max d'ici au Maroc, les bateaux s'alignent de Port Camargue à Sète, l'horizon est rempli. Un feu d'artifice réjouit la ville le soir.
Un triathlon a lieu, ils courent, ils nagent. Les surfeurs sont récompensés.
Je vais chercher Monique à Agde , on déjeune à Sète, on monte au Saint-Clair et la chapelle de la Salette. On s'arrête aux Pierres Blanches mais le ciel est blanc, dommage. Elle a aimé.
Je suis allée voir les impôts à Lunel et j'ai retrouvé l'adresse de Robert et Ida , le cousin germain de ton père, perdus de vue depuis 30 ans. Ils ont bien là, 80 et 85 ans, ravis de m'avoir retrouvée, on a bien discuté, parlé de toi et lui, ils ont étonnés qu'il soit devenu si fou et méchant .Eux ils ont 3 filles, 6 petits-enfants et un arrière -petit-fils. Ils vont tous bien. Ils sont modestes et aiment La Grande Motte. Ils ont vendu leur studio, ont acheté une maison en Espagne puis vendue car c'est trop loin pour lui maintenant. Je les invite , on déjeune sur le port, ils ont aimé mon studio et la vue.
Dimanche Marie-Jo et Alphonse m'invitent à déjeuner à Vendargues, c'est gentil. Il pleut un peu, on passe l'après-midi devant la télé.
Lundi j'ai rendez-vous avec Samuel à Argelliers. Avant je passe déjeuner à Saint Guilhem le désert, sous une pluie fine, c'est rare ici mais toujours un plaisir de voir cette église sombre, j'allume 2 lumignons pour toi et Baptiste, on le faisait ensemble, la fontaine me rappelle que tu y buvais et le platane énorme où tu t'appuyais, j'ai l'impression de t'accompagner comme avant . Là il n'y a personne à cette période. Je vais à Argelliers par la forêt pour arriver au Clos Constantin, cette belle bâtisse au milieu des vignes mais dans un brouillard dense. Olivier me reçoit, puis Samuel et Pierre arrivent toujours aussi charmants. Le grand Samuel est enrhumé, les enfants vont bien, ils marchent et commencent le vélo, ils sont chez la nounou. Le chien Golden retriever est pacifique et un petit chaton est adopté. Il m'offre une tisane, j'aime discuter avec lui, de notre santé, de ses parents et sa grand-mère de Boulleret , je lui propose de l'amener avec moi la prochaine fois "quelle bonne idée" dit-il "mais elle ne voudra pas". Il me donne mon vin et pense avoir un bon cru cette année.
Je suis très contente de ce séjour d'amitié, de repos et de connexion avec toi, ici c'est très fort.
La maman de Théophile qui s'est tué au ski, le dit aussi: "En parler, c'est le faire vivre, ne pas oublier. On doit témoigner, envoyer un message d'amour et d'espoir malgré la peine."
Cédric Sapin Defour: "L'illusion jusqu'au réel de ne pas être séparé de toi. Ton esprit est là"
Hugo disait: "Tu ne seras plus là où tu étais mais partout là où je suis"
Le voyage retour se passe bien malgré les camions et la pluie parfois. Je reviens ce 10 octobre pour être près de toi le 11. Les petites roses remplissent le coeur de mousse. Finalement les géraniums ont encore des boutons. Mais c'est surtout Jean-François qui m'apporte un pot d'orchidées superbes avec une décoration d'automne comme lui seul en trouve. Avec Isabelle, ils sont extraordinaires et n'oublient jamais les dates depuis 14 ans. On a ce lien très fort de parents endeuillés, leur petit Baptiste était un amour aussi intelligent que ses frères. Personne ne peut comprendre, mes 4 amies de Paris, La Rochelle et Mulhouse m'ont appelée mais pas de famille ni Roland. Cyril m'a écrit un sms car son frère , c'est quelques jours après. Voilà la vie l'emporte, il faut être touché pour se souvenir, je le comprends bien.
Je te porte cette merveille fleurie mais je la ramène, on me la volerait!