15 Juillet 2013
Le journal de Nevers reparle d'Emmanuel Da Silva, ton copain.
On l'a vu en concert à Cosne. Je pense à sa chanson "La fuite"
A chaque fois que je pars, ce ne sont pas des vacances mais une fugue, une fuite vers un monde imaginaire où je te retrouve.
"La fuite
Je roule fenêtre ouverte
je respire la tempête qui sommeille
et je roule sans chemin ni repère
Je me perds depuis longtemps déjà, je descends.
Et je cours à perdre haleine
C'est facile, je t'entends déjà
Pourquoi cours-tu sans cesse?
C'est foutu, n'en parlons plus, veux-tu bien?
Et je roule, fenêtre ouverte
Tout défile, je reviens sur mes pas
Toutes ces choses auxquelles nous tenions me reviennent
Alors je rentre, un peu tout au fond de moi, et je roule."
J'aime ses textes, si évocateurs pour moi aussi, dans le sens de l'amour maternel.
"Un après-midi à la plage
Je t'aperçois encore marcher à la plage
Tu ne représentes déjà presque plus rien
Est-ce vraiment toi, d'ailleurs, qui vas et qui viens?
Ou juste un autre, au milieu des autres, j'en sais rien.
Et le sable qui me glisse entre les doigts
On ne retient décidément rien, ici-bas
Et la bise qui fait mine que tout va bien
Alors que nos peaux calcinent sous les rayons.
Rien à dire et rien à faire
Juste à attendre que les brûlures disparaissent
Rien à dire et rien à faire
Juste à attendre, un jour nous irons mieux.
Il est temps que je rentre, il ne reste que moi
Et ta silhouette au loin qui ne me lâche pas
Comme tous les jours, j'ai passé l'après-midi
A te regarder sans même savoir si c'était toi
Ou juste une ombre au milieu des ombres, j'en sais rien
Une éraflure dans le décor qui revient
Comme ça prend toute la place, un tout petit point
Au milieu d'une photo, d'un paysage, d'un souvenir.
Rien à dire et rien à faire
Juste à attendre que les brûlures disparaissent
Rien à dire et rien à faire
Juste à attendre, un jour nous irons mieux."