Overblog Tous les blogs Top blogs Famille & Enfants
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Les peintures d' Emmanuel
Publicité

Emission du 1er août 2013

La schizophrénie, quel vilain mot !

une émission pour les parents démunis devant une telle maladie indescriptible, insoupçonnable, invisible souvent puis le choc, les délires, les souffrances mentales puis physiques. Peu d'aide, des médicaments si forts que le remède est pire que le mal.

Les parents parlent : "Manon , enfant gaie, élève normale, puis troubles psychiques, peur des autres, se sent persécutée. 4 tentatives de suicide. Les autres ne la croient pas, on dit "c'est du cinéma". Impuissance , incompréhension des médecins. Elle pèse 100 kilos, il faut la soigner pour ce qu'elle a. Les médecins la détruisent. On a fait tous les hôpitaux, elle va partir, pour moi, elle est perdue," dit la maman en pleurs.

Le psychologue:"Vous n'êtes pas responsable, son cerveau ne fonctionne pas correctement, les neurones, c'est très compliqué. Il faut vous faire aider."

Sophie est bloquée, la mésentente des parents est peut-être à l'origine de ses troubles. Très triste, on me dit: crise d'adolescence. Le psychiatre ne l'a pas revue. 5 ans après, hospitalisée, elle va mal. Je suis là pour rendre hommage à ma fille, elle s'est jetée sous le train. C'était une telle souffrance, elle s'est délivrée.

600 000 personnes souffrent de schizophrénie en France, 1% de la population, en réalité beaucoup plus!

Les parents de Manon sont désemparés, déstabilisés. "J'ai peur, j'y pense tout le temps, je ne vis plus."

Mon enfant souffre, mais quelle maladie? je ne sais pas.

Brice a dépassé sa maladie, discours incohérent, on ne s'en rend pas compte, ce qui est dur, c'est accepter ce mal, trouver le médicament. 8 ans de souffrance.

Sandrine a eu des bouffées délirantes après un accident de voiture."On est tous bipolaires."Elle va 3 fois par an à l'hôpital, depuis 22 ans, elle a 49 ans. La maman dit:"On ressent d'abord la peur puis la culpabilité mais elle a été bien suivie, elle s'en sort, elle fait des activités."

Florent parle de son histoire: crises d'angoisse, insomnies, comme dans un monde parallèle, j'avais une vision altérée de la réalité.Je ne disais rien aux parents,je m'isolais.J'ai compris que je devais me faire soigner,on a trouvé la bonne molécule, je suis redevenu cohérent.J'ai écrit, j'ai accepté la maladie, j'ai eu un but, un motif qui transcende;il faut que le malade y croie, être positif, vouloir gagner sur soi-même, sur le monde, vivre au mieux et on peut s'en sortir.Il faut un objectif dans sa journée, une lueur de vie, s'ouvrir à un intérêt.

Une maman dit:"Maintenant, il y a des cliniques spécifiques mais il ne faut pas les mélanger avec les gens en grande détresse."

Je te retrouve dans toutes ces histoires de vie difficile.Le diagnostic n'est pas sûr.Je continue de dire qu'on pouvait te sauver, t'aider à te maintenir en vie, avec cette maladie, malgré cette maladie, mais avec un entourage médical efficace et un entourage familial normal et compréhensif, ce ne fut pas le cas pour toi.

Je répète: parents coupables, employeurs criminels, médecins incompétents, société pourrie, destructrice.

Nous t'avons demandé pardon sur ton lit de mort, ton père et moi trop tard.

"Se gâcher la vie, c'est un droit, pas un devoir."Marie Andersen, conclut un parent.

Publicité
Emission du 1er août 2013
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article