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Les peintures d' Emmanuel
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Emission du 25 juin 2013:enquête de santé

M. Cimes et M. Carrère

10 000 morts passés sous silence.

En France, 11 000 personnes se donnent la mort chaque année et 160 000 tentent de le faire.Le suicide tue trois fois plus que les accidents de la route.Il est même devenu une cause nationale.

Les médecins parviennent à dire la vérité devant l'amplitude du phénomène suicidaire: c'est la société, le travail et l'environnement familial qui sont en cause, pas du tout un choix ou le courage ou la lâcheté.

La souffrance au travail est une pathologie de la solitude. Le travail produit de la fatigue, de l'angoisse d'où la démotivation, la perte de l'estime de soi, le mal-être.

Que fait la médecine du travail?

des enquêtes, des statistiques, la situation à examiner et les constatations des risques psycho-sociaux, c'est tout.

Christophe Fauré :"Ils ont trouvé le seul moyen d'apaiser leur souffrance, la mort."

"La responsabilité de la société est puissante par les armes, la banalisation de la violence.Les médecins du travail ne font rien, les C.M.P. sont saturés, le suivi du suicidaire n'est pas fait.Il faut aider , pas forcément médicaliser.

Le médecin généraliste est incompétent. Il y a une carence en psychiatrie, une pénurie de psychiatres.Les antidépresseurs augmentent le risque, calment la souffrance dans la tête et activent la pulsion physique.

Pas d'accueil des parents.

Mme Hannier présidente de l'association Phare enfants parents:"Les parents nous disent:nous, on ne nous entend pas! Alors que ce sont les parents qui voient en premier, même si la crise n'est pas forcément lisible pour eux, il y a une notion d'impulsivité chez les jeunes. Nous, on écoute les parents mais il faut faire de la prévention.

Comment on gère le suicide d'un proche?

La culpabilité et la colère dominent. Le proche peut se suicider aussi.

Le proche qui a découvert le mort subit un impact post-traumatique important d'où des images qui reviennent sans cesse, un vécu de stress permanent, une attitude d'évitement pendant des années, ce qui freine le processus de deuil.

Parler permet de déculpabiliser. L'expression"faire son deuil" est inadaptée, c'est "vivre son deuil". On vous dit" comment ça va" "ça fait 2 ans, il faut passer à autre chose" "il fait soleil" "c'est les vacances"... des horreurs pour l'endeuillé, c'est à vie, un cheminement, ça dépend de l'attachement à la personne, on vit la culpabilité 10 ans, 20 ans.

C'est la mise à l'écart, le silence, l'indifférence."

Ces médecins ont admis leur impuissance, le manque de formation, le manque de moyens, le manque d'écoute, la pénurie de personnel.

Pourtant cause nationale devant le mal-être et la grande solitude, il n'y a pas d'âge, à tous niveaux, dans tous les milieux, Christophe Fauré a bien reconnu que le deuil et la culpabilité ne finissent jamais pour les parents et que c'est de la prévention dont il faut s'occuper. Mais qui le fera?Quand?

Quelle impuissance ! Quelle honte pour cette société du XXIe siècle!

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Emission du 25 juin 2013:enquête de santé
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J
Je ne sais pas pourquoi en France on reste en arrière. Parler du suicide est tabou. Les 17emes journées nationales de la prévention du suicide ont eu lieu en France au mois de février 2013. Qui en a entendu parler? Et en septembre 2013 aura lieu la journée mondiale de la prévention du suicide. Qui en entendra parler? Au Québec les associations sont soutenues, il y a de l'information, de la prévention. Il faut en parler pour lever le tabou. Je suis d'accord avec vous: quelle honte
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