22 Juin 2013
Nous allions à Bastille.
Moi, je préfère "le paradis blanc" de Michel Berger.
"Y'a tant de vagues et de fumée
Qu'on n'arrive plus à distinguer le blanc du noir
Et l'énergie du désespoir
Le téléphone pourra sonner, il n'y aura plus d'abonné
Et plus d'idées que le silence pour respirer.
Recommencer là où le monde a commencé.
Je m'en irai dormir dans le paradis blanc
Où les nuits sont si longues qu'on en oublie le temps
Tout seul avec le vent comme dans mes rêves d'enfant.
Je m'en irai courir dans le paradis blanc
Loin des regards de haine et des combats de sang
Retrouver les baleines , parler aux poissons d'argent
Comme, comme , comme avant.
Y'a tant de vagues et tant d'idées
Qu'on n'arrive plus à décider le faux du vrai
Et qui aimer ou condamner.
Le jour où j'aurai tout donné, que mes claviers seront usés
D'avoir osé toujours vouloir tout essayer
Et recommencer là où le monde a commencé.
Je m'en irai dormir dans le paradis blanc
Où les manchots s'amusent dès le soleil levant
Et jouent en nous montrant ce que c'est d'être vivant.
Je m'en irai dormir dans le paradis blanc
Où l'air reste si pur qu'on se baigne dedans
A jouer avec le vent, comme dans mes rêves d'enfant
Comme, comme, comme avant.
Parler aux poissons d'argent et jouer avec le vent
Comme dans mes rêves d'enfant, comme avant."
notre chanson préférée, comme à ta dernière cérémonie, j'ai voulu te l'offrir encore une fois au milieu d'une mer de roses blanches.
Je fuis la réalité terrestre, je m'évade dans un rapport intime avec la mort et l'au-delà, ici, je suis une épave à la dérive.
Encore Goldman qui dit
"Comme un bateau dérive
sans but et sans mobile
je marche dans la ville
tout seul et anonyme
dans la ville et ses pièges
ce sont mes privilèges
je suis riche de ça mais ça ne s'achète pas
mais je m'en fous, je m'en fous de tout
de ces chaînes qui pendent à mon cou
je m'enfuis , j'oublie, je m'offre une parenthèse, un sursis.
Je marche seul
dans les rues qui se donnent et la nuit me pardonne,
je marche seul, en oubliant les heures, je marche seul
sans témoin, sans personne, que mes pas qui résonnent
je marche seul là ou ailleurs.
Juste des yeux qui traînent
quand la vie s'obstine en ces heures assassines,
je suis riche de ça mais ça ne s'achète pas
mais je m'en fous, je m'en fous de tout, de ces chaînes qui pendent à mon cou,
je m'enfuis, j'oublie, je m'offre une parenthèse, un sursis."
Tu m'entends, dis! C'est toi qui chantes, je t'entends, tu m'accompagnes.