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Les peintures d' Emmanuel
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La fête de la musique

Nous allions à Bastille.

Moi, je préfère "le paradis blanc" de Michel Berger.

"Y'a tant de vagues et de fumée

Qu'on n'arrive plus à distinguer le blanc du noir

Et l'énergie du désespoir

Le téléphone pourra sonner, il n'y aura plus d'abonné

Et plus d'idées que le silence pour respirer.

Recommencer là où le monde a commencé.

Je m'en irai dormir dans le paradis blanc

Où les nuits sont si longues qu'on en oublie le temps

Tout seul avec le vent comme dans mes rêves d'enfant.

Je m'en irai courir dans le paradis blanc

Loin des regards de haine et des combats de sang

Retrouver les baleines , parler aux poissons d'argent

Comme, comme , comme avant.

Y'a tant de vagues et tant d'idées

Qu'on n'arrive plus à décider le faux du vrai

Et qui aimer ou condamner.

Le jour où j'aurai tout donné, que mes claviers seront usés

D'avoir osé toujours vouloir tout essayer

Et recommencer là où le monde a commencé.

Je m'en irai dormir dans le paradis blanc

Où les manchots s'amusent dès le soleil levant

Et jouent en nous montrant ce que c'est d'être vivant.

Je m'en irai dormir dans le paradis blanc

Où l'air reste si pur qu'on se baigne dedans

A jouer avec le vent, comme dans mes rêves d'enfant

Comme, comme, comme avant.

Parler aux poissons d'argent et jouer avec le vent

Comme dans mes rêves d'enfant, comme avant."

notre chanson préférée, comme à ta dernière cérémonie, j'ai voulu te l'offrir encore une fois au milieu d'une mer de roses blanches.

Je fuis la réalité terrestre, je m'évade dans un rapport intime avec la mort et l'au-delà, ici, je suis une épave à la dérive.

Encore Goldman qui dit

"Comme un bateau dérive

sans but et sans mobile

je marche dans la ville

tout seul et anonyme

dans la ville et ses pièges

ce sont mes privilèges

je suis riche de ça mais ça ne s'achète pas

mais je m'en fous, je m'en fous de tout

de ces chaînes qui pendent à mon cou

je m'enfuis , j'oublie, je m'offre une parenthèse, un sursis.

Je marche seul

dans les rues qui se donnent et la nuit me pardonne,

je marche seul, en oubliant les heures, je marche seul

sans témoin, sans personne, que mes pas qui résonnent

je marche seul là ou ailleurs.

Juste des yeux qui traînent

quand la vie s'obstine en ces heures assassines,

je suis riche de ça mais ça ne s'achète pas

mais je m'en fous, je m'en fous de tout, de ces chaînes qui pendent à mon cou,

je m'enfuis, j'oublie, je m'offre une parenthèse, un sursis."

Tu m'entends, dis! C'est toi qui chantes, je t'entends, tu m'accompagnes.

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