31 Août 2013
journal "la vie" 2013
Le poids médical des pathologies cérébrales sera l'enjeu de santé du XXIe siècle. Un européen sur trois, au cours de sa vie, en sera atteint, soit maladie neurodégénérative, soit pathologie aiguë, soit pathologie psychiatrique. C'est une bombe à retardement!
Les essais médicamenteux, pour l'instant, n'ont rien donné.
La maladie psychiatrique est la grande oubliée de la recherche. En France, en particulier, la psychiatrie s'est divisée entre une école psychanalytique et une école biologique et la recherche s'en est trouvée sinistrée. Sans compter que la maladie psychiatrique continue de faire peur.Dans les addictions, les troubles du comportement, les psychoses, il y a bel et bien un fonctionnement altéré du cerveau, en particulier des neurones qui utilisent la dopamine comme messager chimique. Bien sûr, l'environnement joue son rôle dans le déclenchement de la maladie.Aujourd'hui, nous devons parvenir à comprendre comment des gênes de susceptibilité de ces maladies font dysfonctionner le cerveau, afin de développer des traitements.
On commence à miser sur de nouvelles méthodes comme la remédiation cognitive qui permet de soigner les troubles du comportement.
Dans la maladie dégénérative, les neurones ont disparu. C'est une façon d'intervenir complémentaire des médicaments, car ceux-ci agissent sur les récepteurs des neurones défectueux mais aussi ceux d'autres neurones qu'on ne visait pas, ce qui provoque des effets secondaires.
On est en train d'améliorer le diagnostic de certaines maladies grâce à la neurogénétique.
Descartes pense que le cerveau est un point d'intersection entre le monde matériel et celui des esprits.C'est par là que l'âme entrerait et pour donner la vie et le mouvement à un individu.
Le corps est de ce point de vue une machine que l'esprit vient activer.
On va progressivement passer d'une théorie de l'âme à une science de l'esprit.
L'approche mécaniste ou matérialiste(la neurochirurgie) semble de moins en moins contestable.Alors de plus en plus d'intellectuels ne croient plus à l'existence de l'âme.
Il convient d'étudier la mémoire, la réflexion, la conscience, la psychologie est née.
Freud va élaborer le concept d'inconscient.
L'esprit recouvre une certaine autonomie par rapport au corps et toute la difficulté semble de concilier les connaissances sur la conscience et celles sur le cerveau.
Les spiritualistes peinent à justifier l'existence d'une âme qui ne soit pas incarnée. "ça suppose qu'une partie du monde soit comme flottante, au-dessus d'une réalité matérielle seule accessible à la science..."
Le corps humain agit comme un récepteur qui retransmet l'esprit dans le monde matériel.
C'est justement parce qu'on ignore où est l'âme qu'on ne peut pas exclure son existence avec certitude."
Cette réflexion m'interroge mais je dois croire à l'existence de l'âme pour faire vivre mon fils, sinon je ne suis rien, seule, sa dépouille ne me satisfait pas.