21 Juin 2013
Je chante à tue-tête dans la voiture pour que tu m'entendes et j'écoute Goldman. Le violon me fait pleurer, me traverse le corps, me creuse l'estomac dans la chanson "Elle s'appelait Sarah"
Je connais par coeur "Pas toi" que je transforme "Avec toi"
-Graver l'écorce jusqu'à saigner,
Clouer les portes, s'emprisonner,
Vivre les songes à trop veiller
Prier les ombres et tant marcher;
J'ai beau me dire qu'il faut du temps
J'ai beau écrire ici noir sur blanc
Quoi que je fasse, où que je sois
Rien ne s'efface, je pense à toi.
Passent les jours , vie de sillons
Dans la raison mais sans amour.
Passe ma chance, tournent les vents
Reste l'absence, obstinément.
J'ai beau me dire que c'est comme ça
Que sans vieillir, on n'oublie pas
Quoi que je fasse, où que je sois
Rien ne t'efface, je pense à toi.
Quoi que j'apprenne, je ne sais pas
Pourquoi je saigne avec toi.
Y'a pas de haine, y'a pas de roi, ni Dieu ni chaines
Qu'on ne combat mais Dieu faut-il que la puissance
Que la méprise, l'indifférence;
On s'est battu, on s'est mal écrit
Comme une injure plus qu'un mépris;
Quoi que je fasse, où que je sois
Rien ne t'efface, je pense à toi.
Quoi que j'apprenne, je ne sais pas pourquoi je saigne avec toi...ouh...ouh...avec toi.
J.J. Goldman