9 Avril 2021
Le Président laisse le week-end de Pâques libre, avant le 3e confinement total en avril. Alors je pars aussitôt à Saint-Malo comme prévu une semaine plus tard, mais , seule, sans Danièle!
6 h de route, je peine. Me voilà au bord de la mer à 14 h dans ce site magnifique, j'oublie la fatigue. Goéland est là, sur le toit, dans la rue et il crie à tue-tête, je l'aime bien.
Je vais voir Chateaubriant au Grand Bé, il voulait le silence et le vent, c'est bien ça, ici.
Ah! Cancale! Les ostréiculteurs vendent leurs huîtres directement sur le port. Beaucoup de monde, j'en mange une assiette de 12, elles sont moins charnues qu'à Ré.
La pointe du Grouin me fascine toujours autant, je regarde notre place pour observer les voiliers au départ de la route du rhum. La mer est bien émeraude. Le fort Du Guesclin est fier sur son rocher.
Le soleil illumine Saint-Malo!
Je suis allée voir la maison du site du gouffre à Plougrescant, placée entre deux rochers, c'est original.
A Paimpol, Paul et Rosine m'ont invitée à déjeuner, quel plaisir de les revoir après 3 ans. Ils ont choisi de quitter Paris pour Paimpol, à la retraite, dans une grande maison à 100 m du port.
On déguste des coquilles Saint-Jacques et une tarte, c'est délicieux.
On parle de nos enfants, ils ont perdu leur chère Cassandre comme toi, Emmanuel, un échange riche et un moment de partage qui fait du bien.
"Tous les jours, on se lève, c'est une victoire. Quand on perd ses parents, on perd son passé; quand on perd un conjoint, on perd le présent; si on perd un enfant, c'est l'avenir qu'on perd... Continuer à vivre pour lui... On est une grande famille, les parents endeuillés."
Ici, Paul s'occupe d'une association pour soulager les familles dont un membre s'est suicidé, il est d'une empathie extraordinaire. On va voir la ville et le port, un voilier passe l'écluse, c'est une jolie petite ville. Ils semblent s'y plaire, à 3 h de Paris, où ils ont gardé un pied-à terre.
Trois jours très agréables, tu aimais tellement Saint-Malo, je m'y sens bien aussi, il a fait beau, j'ai eu de la chance.
"Il y a le récit vivant de la personne et de ce qu'elle laisse. La puissance du récit, c'est la puissance de vie. La mort ne peut pas être belle ou bien dite. On ne peut bien dire que la vie..." Delphine Horvilleur : "Vivre avec nos morts"