26 Novembre 2023
Deux semaines au soleil pour me reposer me font du bien même si je n'ai toujours pas de forces à cause de l'anémie, toujours pas soignée. Je marche le plus possible en ville et sur les plages. J'ai découvert le golf et me suis perdue dans les lotissements. Personne dans les rues à cette période , c'est le grand calme. La plage est déserte le matin, seul, goéland est là.
Corinne et Stéphane sont venus me voir un après-midi, c'est sympa. Il cherche comment réparer ma porte de placard. On admire cette vue imprenable sur le port. Je vois le mouvement des bateaux et le coucher du soleil, féerique. J'ai déjeuné avec les parents le lendemain.
J'ai de la chance malgré ma tristesse, ton omniprésence ici en tous lieux me fait tellement de peine mais le contexte actuel est terrible pour les gens du Nord dans les inondations et les gens en guerre, pas si loin, il faut relativiser même si ça ne console pas mon mal-être incommensurable.
"C'est faux ce qu'on dit, que la vie continue malgré tout. Elle s'arrête , il n'y a que les journées qui continuent à passer." Belinda Alexandre
Je vais presque tous les jours à l'église. j'ai rencontré ce que je pense être le bedeau: "Mais ma pauvre dame, ici, c'est un Ehpad à ciel ouvert, la petite vieille, le déambulateur et le petit chien!" J'ai bien ri!
Le coucher du soleil chaque soir est un spectacle sublime, on ne s'en lasse pas. J'ai invité mes charmants voisins à déjeuner, ils sont sympas. Eux, ils détestent les goélands qui salissent leur terrasse. Moi, je lui parle, il me suit partout. On a rencontré l'agent immobilier si charmeur, le beau Sébastien.
Je lis sur la plage et je regarde les surfeurs, en pensant fort à toi, Manu. Il y en a toujours un qui s'appelle Manu!
J'ai pris un taxi pour aller voir le film-débat sur l'histoire de France Telecom à Montpellier à 20h30. Les ingénieurs, médecins, syndicalistes, experts ont raconté le processus de harcèlement et de stress mis en place de 1996 à 2009. Tu étais en plein dedans. Je n'ai rien appris de plus , seulement le fils d'une victime a parlé. C'était bien plus violent au procès de 2019 auquel j'ai assisté, les témoignages des hommes qui pleuraient à la barre, déprimés à vie. Là je n'ai pas pleuré. Le 2e procès en appel a eu lieu l'an dernier et ces chefs ne seront pas punis, juste un franc symbolique, mais pas de prison. Conclusion de l'avocat: "Les grands sont toujours grands et les petits toujours petits. On accuse l'employé, pas l'employeur. On est écrasé par la supériorité et l'indifférence, la valeur inexpugnable du patron!"