18 Mai 2019
Avec les 45 marcheurs de Coulanges, nous arrivons à Amiens; la cathédrale est imposante. Le labyrinthe est caché par des chaises, dommage.La ville semble agréable, plein de jeunes sirotent aux terrasses, nous, à l'intérieur car le vent est glacial.
Une copine s'appelle Pily, je me souviens de Pily à ,Palamos, elle était drôle, on riait avec elle, j'avais payé en espèces, elle disait "métallico métallico", ça te faisait rire, Emmanuel.Tu es une présence lointaine , au-dessus, comme disait Isabelle, la jolie maman de Baptiste.
Les hortillonnages d'Amiens sont des canaux autour de la Somme avec des jardins et des petites maisons.
On nous emmène en balade en bateau dans les marais de Saint-Omer où on observe les oiseaux.On rit en passant d'une rive à l'autre dans une barque à chaîne.
Enfin la mer! "Devant la mer, il lui manquait ici plus qu'ailleurs, mais aussi, lui, était absent ici moins qu'ailleurs"
"Tout me rappelle ces promenades en bord de mer aussi délicieusement que cruellement" Christian Signol
A Berck, sur la plage, j'écris ton nom avec 2 roses. "Ton nom sur le sable, la mer l'a effacé, ton nom dans mon coeur reste à jamais gravé"
Les phoques se prélassent au soleil, goéland est là.
"C'est beau un goéland, murmura Jeanne, existe-t-il un plus beau voilier?"
"Garde la tête haute devant cette marée et toutes les autres car le fils que tu as porté, tu l'as donné à ce vent qui souffle et à ces flots."Rudyard Kipling
Le manoir de la Canche où nous sommes installés est luxueux et on mange bien!
On visite Montreuil sur mer qui est loin de la mer maintenant, c'est une ancienne citadelle en briques.
"Je cherche ce que je ne puis trouver" "Peut-être une certaine présence de l'absence"Jean-Paul Kauffmann
"Il faut affronter le vide de l'absence plutôt que de vouloir le combler à tout prix" Jacques Arènes
Le cap Blanc Nez a des falaises de craie qui s'effritent. Nous marchons sur l'estran à marée basse et il pleut des cordes... Le soir, le soleil est réapparu, les moutons broutent devant la mer.
On va visiter Le Touquet, ça me fait de la peine. Tu aimais ce pub anglais.
"Comment pouvons-nous accepter que les années viennent nous priver d'un temps où chaque instant était un enchantement? Qui sommes-nous pour continuer à vivre en sachant que ce qui a le plus compté pour nous est désormais interdit?"
"Pourtant je ressens intensément sa présence"
"Grâce à Louise, j'ai compris que le plus précieux ne se trouve pas dans la réalité du monde, mais en moi.Les rayons de miel qui éclairent mes souvenirs sont de ceux qui ne s'éteignent jamais. Ils se rallument et réveillent délicieusement des sensations intactes...S'il existe une éternité, c'est dans ces confins qu'elle se tient cachée, je l'espère. Il faut que des hommes et des femmes meurent pour que d'autres puissent naître."Christian Signol
La croyante Jocelyne m'écrit "Il est là, Emmanuel, dans la bourrasque avec vous." Je la remercie.
La traversée de la baie de Somme entre Le Crotoy et Saint Valéry sur Somme a été épique, on marche d'emblée dans l'eau jusqu'à mi mollets, puis des rieux à franchir dans la boue de 20 cm...On a ri après mais ce fut hard! Les hommes ont aidé les femmes sinon je restais enlisée. Une copine s'est étalée. C'est sympa, on s'en souviendra!
A table, on a fini le litre d'eau de vie en riant. Puis on a pris le petit train pour revenir au Crotoy. Là Yvette ne pouvait plus enlever ses bottes pleines d'eau, Philippe a tiré puis 6 autres, en riant et finalement Denis a pris son couteau. Elles ont ri comme des folles, Yvette a eu mal quand même, le pied tout rouge!
Au parc du Marquenterre, on a observé les oiseaux, cygnes, mouettes, avocettes, cigognes, pinson...Un beau moment d'amitié malgré quelques dissensions ou désaccords, le guide étant versatile et inaudible.
J'ai bien ramené mes 2 passagères, la traversée de Paris, aïe, sur le périphérique...